Friday, July 25, 2014



                                            Mon Héritage Français

From a former student:

"Well, a blog is social media, a personal blog is anyway, but I do some other social media things too. My latest big news on Facebook is my friends list. My 2 favorite teachers from high school sent me friend requests. How cool is that? When I was in high school I was a renegade. I was defiant and a had a huge wall in front of me to protect me from my own teenage insecurities. I wasn’t a troublemaker, not really, but I pushed established boundaries. There were two teachers who really saw through my teenage façade and pushed me to break past my own boundaries. They saw potential and nurtured it. I don’t know if they foresaw how truly influential and precious their influence on me would be for the rest of my life but when I got a friend invite from my broadcast teacher and then my French & humanities teacher those were acknowledgements and rekindled acquaintances that I treasure! Justin Verlander could follow me on Twitter and it wouldn’t mean as much. If you like how I turned out, thank my teachers, a couple of them especially."

Il y a trente ans, il y avait une jeune étudiante dans mes classes de français et d’humanités. Elle était très douée, mais elle avait une attitude différente que les autres. Elle n’avait aucune intention de conformer--elle semblait à l’aise dans sa peau. Selon ce qu’elle a écrit, il se peut que j’aie eu tort. Elle n’était jamais impolie ou méchante, mais elle avait ses propres idées et une façon unique de se débrouiller. Je l’ai toujours aimée, et elle était inoubliable. 

Les profs peuvent toucher les vies de leurs étudiants, et nous n’avons aucune idée. 
Je me rappelle les premières années de ma carrière quand mon seul but était de parler français mieux que les autres profs et de présenter mes leçons d’une façon créatrice. Comme mon étudiante, je ne voulais pas être “comme les autres.” Il se peut que ce soit la raison pour laquelle elle m’a intéressée. J’aime ceux qui ne veulent pas être comme les autres. 

Après quelques années, j’ai appris que le sujet de mon enseignement était beaucoup moins important que mon enthusiasme et mon attention à chaque étudiant. Je suis très fière de ceux qui sont devenus professeurs de français et de ceux qui parlent même plus courament que moi. Je suis contente qu’il y a quelques étudiants qui habitent en Europe et qui parlent français dans leur carrières. Il y a même deux ou trois qui se sont mariées avec les français. Tout ça me rend très heureuse. Mais ce qui est plus touchant, c’est qu’il y en a comme celle ci-dessus qui disent que j’ai fait une différence dans leurs vies. La leçon pour moi:  ce n’était pas ce que j’ai su; c’était qui j’étais.

Mon enseignement me manque toujours--neuf années après la retraite car il n’y a plus de vies à toucher. Je compte, donc, sur mes étudiants de continuer à trouver leurs propres façons de toucher les vies. J’ai confiance en tous, et je sais qu’il y en a qui le font déjà.
                                                               Angers, France, Leçon pour les profs 1983